• 13 / Jun / 2021
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ANGÉLIQUE KIDJIO, LA DIVA BÉNINOISE.

Angélique Kpasseloko Hinto Hounsinou Kandjo Manta Zogbin Kidjo, née le 14 juillet 1960 à Cotonou au bénin, dite Angélique Kidjo, est une chanteuse béninoise, lauréate des Grammy Awards connue pour la diversité de ses influences musicales, l'originalité de ses clips et son engagement humanitaire comme Ambassadrice de Bonne Volonté de l'UNICEF. Parmi ses succès, on trouve les chansons Agolo, We We, Adouma, Wombo Lombo, Afirika et Batonga et sa propre vie.

Son enfance.

Issue de l'ethnie Pedah, Angélique est baptisée à sa naissance Angélique Kpasseloko Hinto Hounsinou Kango Manta Zogbin (le sang d'une lanterne ne peut allumer une flammèche). Sa mère, Yvonne, est chorégraphe et directrice de théâtre renommée, ainsi qu'une femme d'affaire avertie.

Quant à son père Franck, quand il ne travaille pas comme fonctionnaire des postes, il pratique activement la photo et à l'occasion, joue du banjo. Elevée au milieu de ses huit frères et sœurs, Angélique est très tôt au contact d'une multitude de cultures, de langues, de traditions. Sa langue maternelle est le fon, mais elle en comprend et en parle bien d'autres que l'on retrouvera à travers ses disques.

Dès l'âge de six ans, Angélique chante et danse dans l'ensemble que sa mère dirige. La troupe fait de nombreuses tournées à travers l'Afrique de l'ouest, et la petite fille se forge déjà une solide expérience. Vers neuf ans, elle reprend l'école mais à onze, elle chante dans le groupe de ses frères, le Kidjo Brothers Band. Avec eux, elle acquiert une connaissance aiguë du répertoire afro-américain soul et rythm and blues, et en particulier celui de James Brown qu'elle connaît sur le bout des doigts.

Sa carrière musicale.

En 1979, Angélique Kidjo fait ses premiers passages sur les ondes, ce qui lui permettra de rencontrer le producteur et chanteur Ekambi Brillant et d’enregistrer l’album « Pretty » en 1980, à Paris qui connaît un fort succès en Afrique de l’Ouest.

En 1983, elle décide de reprendre sa carrière à zéro, en France, à Paris, encouragée par son producteur. Elle étudie alors le chant classique, le travail corporel et le mime. Elle va chanter avec le groupe « Alafia », puis intègre la formation de jazz-funk « Pili-Pili » qui rassemble aussi bien des musiciens européens qu’africains et enregistre plusieurs disques avec ce groupe.

En 1988, elle monte elle-même un projet, sous le nom « Andie Kidjo » avec des jazzmen français dont son futur époux, la batiste Jean Jebrail fait partie. Elle sortira l’album « Parakou » qui reflète ses diverses influences et enchaîne les concerts et festivals en France et en Grande-bretagne.

En 1992, Angélique Kidjo connaît une reconnaissance internationale. Elle joue au Japon, en Australie et aux Etats-Unis.

Elle se laisse ensuite le temps d’un break pour fonder une famille et réapparaît sur le devant de la scène en 1994 avec un nouveau disque très « dance ».

En 1998, elle propose un disque aux couleurs très jazz, elle explorera ensuite les traditions brésiliennes et caribéennes.

En 2005, elle participe à la bande originale du dessin animé « Kirikou et les bêtes sauvages ».

En 2008, elle obtient son quatrième Grammy Awards.

Parmi ses albums, nous avons choisi :

Djin djin sorti en 2007

Keep on moving en 2005

FIFA 1996

Ayé 1994

Et son premier album parakou sorti en 1990

Depuis le 14 octobre 2016, elle est l'un des membres du jury de l'émission « L'Afrique a un incroyable talent ».

Ses distinctions.

La BBC l'a incluse dans sa liste des cinquante icônes du continent africain.

Time Magazine l'a appelée la « première diva africaine et elle fait partie de la liste établie par The Guardian des cent femmes les plus influentes au monde.

Forbes magazine la fait figurer comme la première femme dans la liste des quarante célébrités les plus importantes d'Afrique.

Le Daily Telegraph la décrit en 2012, lors des Jeux olympiques de Londres, comme la « reine incontestée de la musique africaine.

Paris Match la place en tête de sa liste des dix femmes les plus influentes d'Afrique l'inclut dans sa liste des 10 artistes africains les plus engagés. Elle écrit parfois dans le New York Time.

Le 6 juin 2013 elle a été élue vice-présidente de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs (CISAC).

 

 

 

NDEYE PENDA DIALLO.